Gossip Girl

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 Changer le monde du bout d'un banc [Daniel]

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Charly Benedicte
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MessageSujet: Changer le monde du bout d'un banc [Daniel]   Lun 26 Nov - 1:51

Certaines personnes naissent avec un but précis; Il ne tient qu'à eux de le réaliser un jour ou l'autre. Au bout de Central Park, les feuilles virevoltaient dans une poésie magique et triste pour rejoindre le sol, se couchant à la recherche de confert contre leur mère la Terre. Un souffle de vent vint les balayer, les poussant un peu plus loin comme si rien ne pouvait les retenir à ce monde, comme si leur présence n'était qu'infime et inutile. Mais même une petite feuille tremblante a quelque chose à accomplir en ce monde. Un éclat d'argent traversa l'air froid pour se poser sur l'une d'elles et enfin un mouvement s'amorçat dans l'attitude calme et rêveuse de la rousse qui se tenait là; Elle se leva et, d'un pas léger et flottant, s'approcha de la dite feuille pour la ramasser. Puis elle pencha la tête de côté, comme un joli petit chat curieux de ce qu'il voit.

Le bout de ses doigts refroidis par l'air ambiant se mit à caresser les nervures de la feuille déjà morte pourtant tandis que les lèvres roses de la jeune fille s'entrouvraient sur un mot qui ne sortit jamais des tréfonds de son âme. La tristesse ou la joie, pourquoi une chose était-elle si différente d'une autre ? Un but... Le coeur de la rousse se mit à battre légèrement plus rapidement, lui laissant à peine le temps de reprendre une respiration aussi profonde que l'océan; Il se calma aussitôt, revenant à son rythme normal qui se trouvait être plus lent qu'un coeur en parfaite santée. La nymphe fragile soupira et serra un peu plus le bout de ses doigts sur ce qu'elle considérait comme la peau du végétale le temps de rejoindre le bout de son banc favoris. Une place de choix, mais pourquoi fallait-il qu'elle ait choisit de sortir le jour le plus froid de ces dernières semaines ? A la vue des nuages gris qui s'entassaient dans le ciel, tout laissait entendre que la pluie allait venir honorer le peu de personnes encore dehors par ce temps.

Peut-être y avait-il encore un couple quelque part dans les buissons ?

Une moue enfantine souligna la pensée directement de Charly alors qu'elle caressait la feuille machinalement. Son regard se détourna pour rejoindre le sol si souvent foulé, un regard rêveur et troublé comme la surface d'une eau dans laquelle on aurait jeté une pierre. Quels risques ?

- Tu sais, ce n'est pas que ça me fasse mal... Mais je me pose des questions. Est-ce que ça pourrait être dangereux pour moi, est-ce que ça pourrait être possible ? Mais je ne m'y intéresse pas, de toute façon, je tiens à te le dire.

Le ton de la voix mélodieuse était léger, presque un murmure, comme un souffle de vie qui va s'échapper dès qu'il le pourra. Un peu comme une menace perpétuelle sur une personne qui s'en rend parfaitement compte et qui se prive de tout ce qui pourrait accélérer le processus. Mais hormis lui - Le banc -, il n'y avait personne pour le savoir et donc, par logique, personne pour l'expérimenter. Douce et patiente, la rouquine ne faisait qu'avoir peur et retarder le jour ou elle pourrait réellement compter sur quelqu'un, sur une amie ou sur un parent un peu plus responsable. Une perte de temps, n'est-ce pas ? Son regard vague glissa à nouveau sur le vert baigné d'orange de la feuille entre ses mains, lui faisant esquisser un sourire qui aurait fait fondre n'importe qui.

- Et toi ? Dis-moi ce secret : Est-ce que c'est plus facile lorsque tu peux voler, libérée de toutes barrières, libre d'aller ou tu le désire ?

Une envie, un rêve utopique, sans aucun doute innocent. S'envoler. Être libre. De l'autre côté des barreaux de sa cage dorée, quel monde attendait que le souffle du vent la déplace encore ?
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Daniel Humphrey
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MessageSujet: Re: Changer le monde du bout d'un banc [Daniel]   Mer 28 Nov - 23:53

New York, New York… comme cette ville lui avait manqué, avec tous ses lampadaires, toutes ses voitures, toutes cette pollution et surtout tout ce anonymat, comme qui dirait omniprésent, en tout lieux et avec n’importe qui. Bien sûr qu’à Yale régnait ce même climat d’indifférence générale, mais, quoi qu’ils fassent, les étudiants ne pourraient jamais arriver au niveau d’un véritable new yorkais en matière d’indifférence générale. Bien sur que ça lui avait manqué, depuis quinze jours qu’il n’était pas rentré chez lui, dans cet appart désordonné qu’il partageait avec sa famille, à passer ses journées à regarder le plafond en quête d’inspiration, à manger les trucs infâmes cuisinés par son père, et bien entendu, à engloutir ses habituels litres de cafés, et à fumer ses chères camels.
Ce qu’il pouvait faire partout ailleurs… Mais disons que c’était mieux de le faire dans la ville ou il avait grandit. C’était d’ailleurs pourquoi il avait profité du fameux week-end de Thanksgiving pour retrouver ses repères d’ancien lycéen.
Si triste.
Il en verserai presque une larme… Ou, du moins, écrire un poème sur le sujet.

Comment trouver la bonne inspiration en cette journée d’automne, ou le soleil pointait fragilement son nez, comparable à un artiste qui se fait attendre avant de monter sur scène, et qui, une fois sur place, ne donne qu’une once de lui-même, ce qui fait néanmoins plaisir au public? Car malgré sa courte apparition quotidienne, le soleil parvenait tout de même à enchanter le cœur de Daniel qui ne pouvait s’empêcher d’apprécier ses rayons sur sa peau.
Oh, il fallait qu’il le note, ça, songea-t-il tendit qu’il plaçait une cigarette entre ses lèvres fines, tendit qu’il verrouillait la serrure de la porte branlante de son petit immeuble.

Aller ou et faire quoi? Un café, d’abord, le poète n’en avait jamais assez. Puis… un endroit pour écrire.
Première étape accomplie, un café et trois cigarettes plus tard, il se trouvait dans central park., marchant presque joyeusement en direction d’un endroit ou poser son fessier et méditer pendant le reste de l’après midi.

Et c’est alors qu’il vit son fameux banc. Non que ce soit le sien, comme l’était son paquet de cigarette, ou même encore son sourcil gauche, non, mais il était là, comme pour lui, et il semblait l’appeler. Du moins, avant qu’il ne remarque la jeune fille aux cheveux d’un flamboyant roux qui se trouvait non loin des lieux, une feuille à la main et l’air délicieusement mélancolique. Une muse pour Dan Humphrey?

Il vint prendre place sur le fameux banc, et alluma une de ses sempiternelles cigarette, son sens de la politesse étant similaire à la plupart des new-yorkais. Autant dire quasiment inexistant.
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Charly Benedicte
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MessageSujet: Re: Changer le monde du bout d'un banc [Daniel]   Jeu 29 Nov - 20:03

Le rêve d'une vie, le rêve d'une nuit, quoi d'autre de plus enchanteur ? Charly n'était rien de tout cela et n'en possédait même pas une once de vérité, bien loin de là de son idée du rêve. Quelque chose qui se trouvait être à la fois éternel et éphémère comme un souffle de vent sur la peau ou, dans le cas présent, l'envol d'une feuille. Quittant les doigts fins et blancs dans une lenteur ensorcelante sans pour autant que la jeune fille ne tente de la retenir, les lèvres entrouvertes et son regard triste concentré sur sa fuite, la feuille presque dorée tremblait contre sa paume bientôt ouverte. Elle tremblait, non pas de la peur de l'inconnu ni de la mort qui l'attendait au-delà du parc, mais bien de l'attente et de l'envie que provoquait en elle la naissance du vent alentour. Partir, sans personne pour la retenir plus que de raison, sans aucune bonne raison. Un soupir s'envola de la pulpe des lèvres de l'Americano-française et... Il n'y avait plus de feuille.

- Adieu...

Elle leva sa main légère et fit un geste d'au revoir définitif, un petit sourire doux et nostalgique sur son visage poupin. Comme si la feuille était une vieille amie qui s'en allait à l'aventure, comme si elle voyait son âme elle-même partir au loin pour ne plus jamais revenir. Charly était dans son propre monde, de ceux qu'on ignore si l'on désire les connaître ou pas, dans un puit de tristesse et d'une beauté éthérée. Et enfin, elle se retourna... Pour se stopper net, la surprise se peignant sur son visage. C'était assez simple à comprendre; Sa bulle était privée, tellement intense qu'elle n'avait prêté d'attention à rien d'autre, et voilà qu'en regardant enfin sa place elle y trouvait un inconnu. Non pas qu'il fit un seul geste vers sa personne, que ce soit un sourire ou un salut à première vue logique. Non, il était juste... Là. Sans raison, sans explication, sans but. Juste un garçon assit sur un banc, une cigarette entre ses lèvres. Celles de la rousse, quant à elles, étaient légèrement entrouvertes sous l'effet de son étonnement, lui donnant un air de poupée de porcelaine extrèmement expressive, en contre-jour par rapport au grand brun. Elle non plus n'avait aucune raison, aucune explication, aucun but. Elle ne pouvait pas en avoir, tout simplement.

Alors elle pencha la tête de côté dans l'attitude d'un chat observant une chose nouvelle, le regard vague et rêveur malgré l'intrigue qui s'y mêlait en reflets d'argent, puis sa voix suivit ses gestes et s'éleva dans une mélodie s'apparentant à celle de la neige tombant un soir de noël. Métaphore, quand tu nous tiens;

- Il va pleuvoir...

Et elle désigna le ciel. Juste ça. Des mots simples, des gestes simples, d'un naturel qui pouvait effrayer; Vêtue d'un jean bleu et d'un pull bleu pâle à col roulé, elle examinait les cieux avec une attention redoublée. Les nuages étaient gris, mais d'un gris clair comme la naissance du petit matin. Ce ne serait pas une averse, juste une petite ondée et rien de plus probablement : Charly remit ses mains au niveau ou commençait le jean en rebaissant son regard tendre sur la personne face à elle. Ses paroles ? Une façon comme une autre de saluer quelqu'un, et non pas un rejet comme on aurait put le penser en l'écoutant parler. Elle était bien trop gentille pour ça, visiblement, puisqu'elle adressait à présent un sourire angélique au brun ténébreux qui lui faisait face, juste pour donner du poids à ses paroles et à ses actes, comme une petite fille ferait la moue pour dire clairement qu'elle veut qu'on la prenne au sérieux. En plus mignon, peut-être, au milieu des arbres et entourée des feuilles qui tombaient sous le vent léger qu'était le souffle de la terre. Une nymphe, pourquoi pas une ondine lorsque l'eau se déciderait à visiter la surface de la planète ? Une main se leva à nouveau pour désigner le banc, d'une manière un peu hésitante peut-être;

- Je peux ?
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Daniel Humphrey
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MessageSujet: Re: Changer le monde du bout d'un banc [Daniel]   Sam 1 Déc - 2:12

La jeune femme paraissait si concentrée, absorbée par sa feuille morte que ça en était captivant. Cette manière de la regarder, comme si il eut été question d’un trésor, au lieu d’un simple élément organique en putréfaction… Pour ensuite la laisser s’envoler, sans s’occuper de ce qui l’entourait, sans même paraître le remarquer, lui, Dan Humphrey. Non qu’il soit particulièrement considéré habituellement, mais il avait souvent droit à un regard significatif, ce genre de regard qui faisait comprendre qu’on l’avait vu mais qu’on ne voulait pas spécialement que ce soit le cas. Complexe attitude générale du genre humain.
Une nouvelle bouffée de sa cigarette, tendit qu’il ne cessait d’observer la jeune femme dont les gestes et l’attitude étaient captivants. D’autant plus qu’il pouvait le faire ouvertement, comme si il était devait un spectacle, devant une scène dont il ne faisait pas partie, car elle ne l’avait pas vu, et ne semblait pas prête à le faire.

Quelques secondes, minutes , peut-être, passèrent, avant qu’elle ne note enfin sa présence. Ses yeux s’agrandirent, sa bouche s’entrouvrit. Il avait comme une envie irrépressible de brandir son carnet et d’écrire la tonne de lignes qui défilait dans son esprit à cette seconde précise. Cette fille ne pouvait pas être New Yorkaise. Ni même vraiment ici, elle était beaucoup trop surréaliste. Il la regardait, et elle s’était mise à l’observer. Attendons un peu pour les lignes, histoire de voir ce qui va se passer. Un instant de silence, et elle prit la parole.

Pleuvoir?

« Possible, on est à New York après tout », d’un ton qui était comme à son accoutumée, rêveur. Comprendre que le temps était à l’humeur de ses habitants, sombre. Il n’avait pas dit ça dans le but d’être désagréable… De toutes manières, Daniel ne cherchait jamais à être désagréable, ni même à être agréable, d’ailleurs. Il faisait juste ce qu’il avait envie à un moment précis. Comme prendre une nouvelle bouffée de sa cigarette.

Il eut droit à un sourire. Marrant, il ne regrettait pas d’être sorti. Pourtant, non qu’il soit antisocial, seulement, il préférait ne pas faire de nouvelles connaissances habituellement, les anciennes étant déjà assez pesantes à supporter. Il retira sa cigarette et le lui rendit, un léger sourire comparable à celui que l’on faisait à un animal sauvage lorsqu’on tente de l’apprivoiser.

Il se décala légèrement sur le banc : Il s’était assis en plein milieu, tel le rustre qu’il était peut-être.

« Oui bien sûr ». Entamer la conversation? Il le faudrait peut-être, il n’avait pas vraiment envie qu’elle s’en aille, c’était tellement intrigant de la voir agir. Il sortit enfin son carnet, son air pensif habituel étant revenu.

« Nouvelle par ici? » Une touriste, peut-être?
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MessageSujet: Re: Changer le monde du bout d'un banc [Daniel]   Dim 2 Déc - 23:50

Le ballet du vent et ses danseuses invisibles, voilà ce qui stoppait et retournait le temps comme si la vie des deux jeunes gens en dépendait. Etais-ce le cas ? Charly regardait le brun. Le brun regardait Charly. Et elle souriait si doucement, si simplement, qu'on aurait put se perdre et croire que cette scène était normale, voir même habituelle dans ce parc. Qui prenait pourtant le temps de se regarder, de se détailler, de se découvrir dans cette époque ou un baiser était si rapidement échangé ? Mais la rousse préférait le contact de l'âme à celui du corps qu'elle ignorait encore. Possible, étais-ce certain ? La jeune fille pencha sa jolie tête de l'autre côté et cligna des yeux dans une attitude si enfantine qu'elle en semblait presque déplacée. New York. Oui, après tout, pourquoi pas ? Le ciel pleurait cette ville abandonnée, cette ville de décadence en pleine cadence, comme une valse qui ne cesse de s'accélérer pour en devenir Autrichienne. Un sourire mystérieux succéda à la douceur, laissant apparaître la profondeur de la réflection de la jeune fille qui semblait si étrange en ces lieux et en ces temps; Tellement de références dans un si petit esprit, elle qui n'avait rien eut d'autre à faire durant sa vie entière. Si triste, si courte. Oh non, Charly était loin d'adopter l'attitude de quelqu'un de vexée. Elle ne pouvait pas et, à force de patience, elle ne voulait aujourd'hui plus jamais l'adopter, comme si le calme faisait entière partie de sa vie et de ses gestes, comme une petite fille qui a courrut toute la journée et qui n'a plus la force de crier.

Et il avait un joli sourire, discret et fragile. Ephémère, peut-être, la rousse n'aurait jamais put le dire. Des années plus tard, que dirait-elle de ce sourire ? Elle semblait sauvage et si retenue à la fois, et ce sourire la fit approcher d'un petit pas presque dansant avant même d'avoir sa réponse. Un sourire est toujours un premier pas. Une pensée, un mouvement, c'était ainsi que les choses fonctionnaient. Le nez monta au ciel, mignon et retroussé, son regard se perdit et elle vint s'installer sur le banc dans une grâce qui paraissait tellement naturelle et ignorée qu'elle lui donnait un air de candeur naïve qui se révélait rare ici. Enfin son regard redescendit sur la terre et se glissa sur le carnet et la page encore blanche. Un sourire, un de plus, comme un concours mental qui ne pouvait déranger personne se dessina en de petites fossettes craquantes. Un garçon avec un carnet, c'était joli, et elle l'admirait comme on admire quelqu'un qui en connait tellement plus que ça ne peut que faire rêver; Elle aussi aurait aimé pouvoir écrire. Ecrire bien peut-être ? Charly n'avait jamais essayé, n'essayerait peut-être jamais, sûrement parce que son monde personnel se passait lui-même de monde, comme quelque chose qu'on ne peut attendre malgré le fait que la limite de ce monde se reflétait dans ses yeux. Une barrière ouverte, colorée et en parfait état, qui ne semblait attendre que des visiteurs.

- Nouvelle ? Pas précisément, non.

La lueur secrète de la lune scintilla sur le visage du brun, une nouvelle fois, alors que son sourire mystérieux revenait. Un secret, oui. Elle l'était d'elle-même, entièrement, intriguante et invitante malgré ses gestes. Ils étaient un peu brusques, des esquisses que font les jeunes filles lorsqu'elles n'ont pas encore découvert leur féminité. Et pourtant elle était totalement féminine, et on ne pouvait qu'avoir peur de ce qu'elle donnerait lorsque le bourgeon fleurirait au printemps. Quelle fleur apparaîtrait ? C'est à ce moment là que tintait à portée d'oreille le chuchotement lointain qui indiquait qu'elle fleurirait peut-être en hiver sous la forme d'une petite clochette blanche. Un perce-neige. Que devient la neige lorsqu'elle fond ? En eau vous répondrons certains. Pour elle, la neige fondait pour devenir un beau et frais printemps. Le perce-neige, c'était comme un prélude à quelque chose de plus grand et de plus beau, et ça lui suffisait de n'y avoir que contribué.

- Je viens plus tard, d'habitude. Le parc n'est-il pas plus beau sous la lueur des étoiles ? C'est nostalgique, mais pas triste. Comme un rêve, en mieux. Tu ne trouve pas ?

Elle appuya ses mains de chaque côté de son corps, se penchant légèrement en avant et tournant un peu la tête pour ne pas le quitter des yeux. Quelques mèches enflammées retombaient follement autour de son visage poupin, et elle souriait innocement. Rien n'est jamais triste une fois que l'on trouve le juste milieu, et Charly en silence en était l'une des mieux informées. Et en effet, elle venait ici lorsqu'il y avait le moins de monde possible pour observer la voûte céleste dans l'écrin obscur de la nuit, savourant le froid et la lueur des larmes de lune avec délectation. Comme une vie de nuit, comme si elle avait quelque chose à cacher, ce qui était une vérité pour tout dire. Pourquoi le préciser ? Si elle ne faisait pas de crise, peu importait au fond ce qu'elle dirait à ce sujet. Elle préférait s'inquiéter qu'inquiéter, dans la subtilité de sa gentillesse parfois désespérée. Mais il était tellement plus facile d'être seule... Mais pour le fin mot de l'histoire, ses parents l'avaient simplement gardée enfermée jusqu'à ce qu'elle se décide à intégrer Yale et à y vivre, bonne méthode pour faire ce qu'elle voulait lorsqu'elle le voulait. Qui s'en souciait ? Personne ne la connaissait.

- Je ne t'ai jamais vu ici, et pourtant de ta façon de parler je suppose que tu n'es pas nouveau non plus... Je me trompe ?

Un petit sourire malicieux vint ceuillir le feu de ses cheveux, installant la certitude qu'elle possédait un caractère à multiples facettes malgré sa prédisposition à la discrétion et au silence. Puis elle sembla oublier sa question, comme si la réponse lui paraissait logique, pour montrer le carnet.

- Tu écris ?

Tu écris, c'était tellement général... Etais-ce en général, étais-ce maintenant ? Comme si elle attendait de lire, dans une curiosité naïve qui n'attend que la nouveauté. Elle aimait tellement l'art, la jolie rousse, à ne pas pouvoir se vanter d'en connaître plus que d'autres pourtant.
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